Tome 1 & 2 : Leaven & Chest

Premiere de couverture l ombre du phenix leaven definitif f001

 

Auteure : Lage Ender

 

Résumé du tome 1 "Leaven" :

La réalité est l’ensemble des phénomènes considérés comme existants effectivement par un sujet conscient. Voilà ce qu’est la réalité pour Leaven, 17 ans. La mort de sa mère est une réalité, tout comme l’idée de ne pas reprendre le chemin du lycée. Alors, lorsqu’elle change pourtant d’avis, elle ignore que son destin tout entier vient de basculer. Elle s’apprête en effet à faire une rencontre qui va bousculer sa vision de la vérité.

 

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Résumé du tome 2 "Chest" :

Le surnaturel est l’ensemble des phénomènes – s’ils existent – dont les causes et les circonstances ne sont pas connues scientifiquement et ne peuvent être reproduites à volonté. Voilà ce à quoi Leaven n’accorde aucun crédit. Alors, lorsque les faits auxquels elle attache tant d’importance ne trouvent plus d’explication logique, elle tente de se réfugier derrière sa précieuse réalité, dont les frontières ont pourtant décidé de s’arrêter aux portes de Cold Host.

 

Mon avis :

Coup de cœur !

 

Lorsque Lage Ender m’a contactée pour chroniquer L’ombre du phénix, j’ai senti que cette quadrilogie possédait le potentiel pour me plaire. Elle a accepté de me faire parvenir les deux premiers tomes en même temps et je ne pourrais jamais assez la remercier pour ça ! J’ai tout simplement enchaîné mes deux lectures sans pouvoir m’arrêter. (Le tome 3 devrait paraître le 1er mars, encore quelques semaines à patienter !)

 

Pourquoi un coup de cœur ? Vous vous en doutez depuis le temps que vous me lisez, Leaven et Chest détiennent les quatre ingrédients principaux qui forment, à mon sens, une pépite littéraire : une trame, un univers et des personnages impeccablement construits, et une excellente plume pour servir l’ensemble. Par quoi commencer, alors ?

 

Le style de Lage Ender m’a immédiatement embarquée. J’ai été saisie par les descriptions, leur justesse précisément, tant pour les émotions des protagonistes que des décors. Ils en deviennent vivants. Le poids de la tristesse, le pincement au cœur pour l’amour, la multitude de détails (de la météo, capitale dans l’histoire semble-t-il, aux objets dans les pièces, par exemple…) tout semble avoir un sens, tout prend de l’importance pour nous faire ressentir ce que vit Leaven. Lage Ender n’en fait pourtant pas des tonnes avec des portraits à rallonge. Non, pas du tout. En fait, elle soupèse et sélectionne ses mots avec soin. C’est sans aucun doute cette précision qui offre autant de mouvement à sa plume.

 

La tournure des phrases et la richesse du vocabulaire abondent en ce sens pour offrir au lecteur ou à la lectrice des scènes captivantes. Et les pages se tournent, se tournent en créant un véritable sentiment d’addiction !

 

Les personnages sont bluffants. Leur psychologie est fine, extrêmement bien travaillée et est à l’origine de pas mal de retournements de situation. Les doutes concernant certains comportements s’installent progressivement, pour être apaisés, puis revenir assaillir le lecteur. La part fantastique du roman découle des personnages, le mystère reste entier jusqu’à la dernière ligne du tome 2 ! Et quelle fin ! Je dois dire que Lage Ender sait ménager ses effets. (Je ne peux pas vous en dire plus sans spoil, mais du coup, avec la fin du tome 1 et le titre du tome 2, je me suis vraiment fait du souci pour Leaven.)

 

C’est donc un point original de L’ombre du phénix : il n’y a pas que le destin qui influe sur le cours de la vie, mais aussi nos choix. Lage Ender parvient à mettre en relief cette ambivalence et s’en sert pour créer des rebondissements qui, bien entendu, rendent la lecture encore plus addictive.

 

Leaven, le personnage principal, en bave sérieusement, surtout au niveau familial. Le premier chapitre donne le ton avec l’enterrement de sa maman, puis d’autres révélations. Sa vie bascule alors pour de bon, mais elle ne s’en est pas encore rendu compte. Les larmes et la pression qui alourdit ses épaules imprègnent ses décisions, qui, sans choir dans la dépression sévère, donnent de la crédibilité à l’ensemble du récit. Leaven a 17 ans, elle s’en prend plein la tronche, elle vacille, tombe, se relève… et se retient à qui elle peut. Cette réalité prend toute sa dimension au fil des pages et de la découverte des autres protagonistes.

 

J’ai évidemment accroché avec Lage, sa meilleure amie, pilier dont la vie basculera à son tour par la suite (coucou tome 2 !) Il y a aussi Amber, la garce de service qui, je le sens, nous réserve encore quelques surprises pas franchement réjouissantes. Mais mon petit doigt (ou plutôt un certain perso dont je tais le nom volontairement) a assuré qu’elle payerait à un moment donné…

 

Côté masculin, nous avons Dane, le frère, que je n’ai pas apprécié dès le départ, mais… (J’arrête ici, car risque de spoil.) Et Chest et Stryker. Ces deux-là sont très intéressants à découvrir et m’ont assurément menée par le bout du nez ! Crush pour Stryker ! xD

 

L’univers… Je dois dire que j’ai été assez surprise du peu de place que prend le fantastique dans le premier tome, au point que je me demandais si je n’avais complètement interprété le résumé et le titre. Et puis certains signes sont là. Discrets, mais présents malgré tout… Le mystère plane et m’a tenue en haleine, je vous le garantis !

 

C’est véritablement dans le deuxième volet que les doutes s’envolent. Quelque chose lie les protagonistes au surnaturel, mais Bon Dieu, qu’est-ce que c’est ? Les hypothèses se sont succédé sous mon petit crâne et je dois dire que je suis bien contente que l’auteure ait mis fin à ce suspens ! Il vous faudra aller jusqu’au bout de votre lecture pour le découvrir et ainsi, percevoir l’étendue des possibilités qui s’ouvrent pour les tomes 3 et 4.

 

C’est donc la romance qui détient une part belle dans le récit. L’amour est là, présent à chaque paragraphe. L’amour parental, fraternel, amical, romantique… Attention, Leaven et Chest ne sont pas des romans à l’eau de rose pour autant ! Vous trouverez même au fil des pages un soupçon de thriller, c’est vous dire comme l’univers s’étoffe au gré de la lecture. Mais oui, la romance est bien présente !

 

J’espère vous avoir donné envie d’en découvrir plus sur L’ombre du phénix. Deux pages et demi de chronique, je n’en écris pas d’aussi longue d’habitude ! N’hésitez pas à revenir me voir pour en discuter ! Et je vous dis à bientôt pour le troisième tome !

 

*Iléana*

 

Je remercie Lage Ender pour ce service presse.

Pour acheter Leaven et/ou Chest, suivez les liens !

 

Extrait du tome 1 "Leaven" :

« Elle m’entraîna à sa suite et nous fûmes rapidement devant les trois petits chiffres dorés que je connaissais par cœur, ceux de la chambre 103.

— Nous nous sommes simplement permis de rassembler ses effets dans ce carton, commenta Jill en ouvrant la porte. Prends tout ton temps, ajouta-t-elle en s’éclipsant sans traîner.

Je ne pus réprimer la vague de frissons qui m’envahit en découvrant la pièce inoccupée. Le lit était fait – les horribles draps verts impeccablement tirés, prêts à accueillir un nouvel arrivant –, la poignée de renfort triangulaire pendait laborieusement dans le vide et le petit téléviseur n’offrait plus qu’un reflet sombre et approximatif des lieux. Pourtant, j’aurai donné n’importe quoi pour voir cette chambre rester déserte, une sorte de sanctuaire dédié à ma mère où personne d’autre n’aurait été autorisé à mettre les pieds. »

 

Extrait du tome 2 "Chest" :

« — Crie, si tu en as envie. Ne la laisse pas te détruire pour autant, reprit-il en tentant, j’imaginais, d’être plus clair. Tu n’es pas en position de te faire remarquer, si tu vois ce que je veux dire. Et puis, tu sais, elle aura un jour le revers de sa médaille. Crois-moi.

Inspirant à fond pour me calmer, je captai son odeur et sentis mon œsophage se contracter. Bon, il était temps qu’il me lâche.

— Je peux récupérer mon bras ?

Son sourire contamina à nouveau son visage et je compris qu’il s’était lui aussi calmé. Sans rien ajouter, il entama un demi-tour et ses lèvres s’étirèrent à l’infini lorsqu’il se retourna à nouveau vers moi.

— Je passe te prendre pour le déjeuner, assura-t-il un peu trop fort, histoire que tout le monde l’entende bien. »

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