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Livre I : Il était une fois, Rome...

Pax deorum livre i cedric plouvier

Auteur : Cédric Plouvier

 

Résumé :

Début du IVe siècle avant J-C. Rome est en passe de dominer complètement le Latium, une région fertile du centre de l’Italie. Puissante, la ville bouillonne pourtant intérieurement. Les intrigues familiales et politiques au Sénat et dans les grandes maisons, les querelles d’ego, ainsi que les affaires sales dans les quartiers populaires aux mains des bandits, sont le lot quotidien de la Ville. Celle-ci est également confrontée aux menaces croissantes des peuples voisins, notamment étrusques, l’obligeant à mener des guerres continuelles. C’est ainsi que depuis plusieurs années Rome assiège la cité de Véies qu’elle ne parvient toujours pas à soumettre. À tout cela s’ajoutent d’étranges évènements qui se multiplient jusque dans les campagnes environnantes. Des phénomènes que personne ne parvient à interpréter et qui poussent les Romains à s’interroger sur leur destin. Est-ce un signe des dieux ? Ont-ils eu tort d’entreprendre leurs guerres ? De quelle nature est la menace qui pèse sur Rome ?

 

Mon avis :

Un roman historico-fantastique très intéressant ! Je commencerai donc par le premier point : l’Histoire.

Cédric Plouvier s’y connait, aucun doute là-dessus ! La naissance de la Rome antique (donc bien avant l’immense empire que nous apprenons toutes et tous) est ici mise à l’honneur. Une belle surprise, qui permet d’en apprendre beaucoup, de se projeter dans la construction d’une cité, puis d’une puissance qui dominera par la suite presque tout le bassin méditerranéen. L’emploi de termes latins pour désigner certains objets permet une excellente projection dans cette époque lointaine (entre -300 et -400 av. J.-C.), sans pour autant alourdir le récit. L’auteur, outre des notes de bas de page, maîtrise parfaitement l’art des descriptions. À la fois brèves, mais suffisamment explicites pour que l’on s’imagine les scènes clairement.

 

Côté fantastique, c’est une surprise également puisque la présence divine et les messages des Dieux font complètement partie de la vie quotidienne des Romains. Les différents signes dont sont témoins les protagonistes sont ainsi acceptés dans leur entièreté et chacun met une pierre à l’édifice de la compréhension divine. Ce genre s’intègre donc très bien avec le côté « historique ». Je dirai même que ce que nous nommons aujourd’hui « fantastique » fait partie intégrante de l’Histoire.

 

L’intrigue en elle-même, un mélange de complots politiques et familiaux sur fond de problèmes géopolitiques et civils, se révèle à la fois simple, car elle est somme toute assez linéaire, mais complexe de par le nombre de personnages qui interviennent. Et c’est sur ce point que le bât blesse.

 

Outre des noms ressemblants et nombreux (comptez-en en moyenne deux à trois par protagoniste, qui eux-mêmes ont parfois le même prénom) et à la consonance proche (pour qui n’a pas l’habitude d’entendre des « -us » régulièrement), je n’ai perçu aucune émotion.

Cédric Plouvier nous décrit très bien les actions et les pensées de ces personnages, mais que ressentent-ils en vivant telle ou telle aventure ? En élaborant tel ou tel plan ? Mystère !

Il faut donc s’accrocher pour comprendre qui est qui et suivre l’histoire de chacun sans rien ressentir pour eux. À la fin cela dit, certains d’entre eux se rejoignent : un bon point qui facilite la compréhension du récit dans son ensemble.

La place des femmes m’a également interpellée parce qu’elles sont quasiment absentes pendant près de la moitié du bouquin. Dans la seconde partie, elles se contentent d’un second rôle qui peut s’expliquer par la culture romaine à leur encontre.

 

En conclusion, Il était une fois, Rome… est un premier tome d’introduction. Un point fort pour l’historique très bien documenté, un point faible pour l’absence d’émotions chez les personnages, mais un ensemble très bien écrit avec une intrigue ficelée !

 

*Iléana*

 

Je remercie Cédric Plouvier et SimPlement Pro pour ce service presse.

Pour acheter Il était une fois, Rome… suivez le lien.

 

Extrait :

« Les dieux étaient là, bien sûr, comme partout ailleurs, mais leur présence lui semblait anormalement forte et énigmatique en cet endroit.

Il se redressa et resta encore un moment à regarder autour de lui, la mine assombrie. Il tendit le bras et contempla sa main fermée avant de l’ouvrir pour en faire progressivement tomber la terre sous la forme d’un long filet. Il jeta ensuite un œil au chemin qui serpentait entre les arbres et qui disparaissait au loin derrière un gros chêne.

Que vais-je trouver là-bas ? se dit-il.

Le tribun militaire attrapa la crinière de son cheval et y monta pour se remettre en route, à marche forcée. »

Commentaires

  • Cédric Plouvier

    1 Cédric Plouvier Le 15/12/2020

    Désolé, je voulais dire : "Peut-être attendiez-vous trop sur ce point et sur le premier tome d'une saga qui compte en tout 2x5 tomes?"
  • Cédric Plouvier

    2 Cédric Plouvier Le 15/12/2020

    Merci pour ce travail. Plusieurs choses sont bien vues dans la première grosse partie de la chronique. En revanche vous êtes la toute première à estimer que la psychologie des personnages est sous-réalisée (plusieurs autres chroniques ont au contraire insisté sur l'inverse et c'est je pense un point fort de ma saga). Peut-être attendiez-vous trop sur ce point d'une saga de 2x5 tomes? Comme précisé sur mon blog à ce sujet: "Pax Deorum est une saga complexe qui devrait se dérouler 2 cycles et 10 tomes (un premier cycle plus historique et le second uchronique, les deux pouvant être lus indépendamment l’un de l’autre), l’intrigue se développe donc au fur et à mesure, il faut être patient ! De plus, cette intrigue se structure à travers un enchevêtrement d’histoires qui se recoupent, avec de nombreux personnages : n’attendez pas un fil directeur épuré et extrêmement visible. Il faut laisser le temps aux choses de se mettre en place et aux personnages de se découvrir, n’oubliez pas que l’on parle de deux cycles de cinq tomes chacun !" Pour la question des femmes je renvoie à la réalité romaine, mais elles sont pourtant bien présentes, dans ce tome et dans les suivants, mais encore une fois il y a trop de personnages pour tout dévoiler tout de suite. Enfin, pour les noms, comme j'explique sur mon blog: "de nombreux personnages (notamment aristocratiques) ont réellement existé, leur nom suit la logique romaine des tria nomina (trois noms, voire plus parfois). J’ai tenté de contourner le problème en n’indiquant leur nomination complète qu’en début de chapitre et en la réduisant par la suite pour faciliter la lecture, mais je ne peux pas faire plus ou alors au détriment de la réalité historique. Le lexique avec les noms et les généalogies sont là pour faciliter votre compréhension.". Voilà pour "mon droit de réponse". Cordialement.

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