Tome 3 : La pyramide du lac perdu

Tome 3

Auteur : Azaël Jhelil

 

Résumé :

Il reposait sur sa couche aux draps bleu nuit, depuis toute une éternité.
Sans vraiment dormir.
Sans vraiment mourir.
Et ce jour enfin, quinze siècles enfuis, il attendait des invités.


Poursuivie par la vindicte du semi-lacertys, la Conjuration de Tanglemhor a traversé les mers pour arriver en Australie. Guidés par la vision du vénérable Kannlis, les rebelles s’aventurent dans le Jardin de l’Hiver, à la recherche du repaire disparu du plus terrible sorcier de tous les temps.
Au pays de la nuit éternelle, harcelés par un froid insupportable, les conjurés sont engagés dans une entreprise suicidaire. Sur leurs épaules reposent tous les espoirs des peuples du Levant...

 

Mon avis :

Comme je l’attendais, ce troisième tome des Chroniques des secondes heures de Tanglemhor ! Dévoré en quelques jours, l’attente des prochains mois s’annonce terriblement longue ! À quand la suite des aventures de la Conjuration de Tanglemhor ?

 

Les sept amis se retrouvent donc en Australie, terre glaciale où les Dieux se sont affrontés il y a des milliers d’années. Au-delà des Pics du Crépuscule, la nuit règne durant des lunes et des lunes. C’est dans cette contrée désolée, aux rares îlots (plus ou moins) humains, que les Conjurés affronteront le magicien le plus noir de tous les temps. L’ambiance gelée de ces montagnes et de ces plaines est retranscrite à la perfection, tout comme leur périple à pieds, qui leur demande une ressource exceptionnelle. Randonneuse à mes heures perdues, j’ai vraiment retrouvé les sensations de devoir puiser dans des ressources internes insoupçonnées pour poursuivre sa propre quête, le bonheur, si simple, d’avaler un bon repas au chaud et (Ô Grâce Suprême !) de dormir dans un vrai lit douillet ! Bref ! Vous l’aurez compris, nos sept héros en bavent, bravent la puissance de leur Terre pour une apothéose absolument époustouflante ! En effet, leur rencontre avec le mage noir m’a scotchée du début à la fin. Je me suis plusieurs fois surpris à me cramponner à ma liseuse, c’est vous dire !

 

Mais l’Australie est aussi un pays connu de plusieurs de nos protagonistes. Oriana y retrouve ainsi sa grand-mère, une grande prêtresse vitaliste bienveillante à souhait. L’Ombre, quant à lui, doit affronter son amour passé. Sa détresse m’a touchée et j’ai beaucoup, beaucoup aimé en apprendre davantage sur lui. Meldaïn est un personnage complexe, qui a énormément vécu et le voir évolué ainsi épaulé par ses amis a été un véritable bonheur. Parce que oui, bien évidemment, grâce à toutes ses péripéties, ce troisième volet fait la part belle à l’amitié ! Qu’elle s’épanouisse au sein de la Conjuration ou qu’elle provienne de l’extérieur du groupe, ce beau sentiment est le lien invisible, cette trame de fond qui embellit l’histoire, lui donne une saveur douce.

 

Et que dire de Mharnör ?! Ah ! Le Fléau de Feen s’en prend plein la tronche et ce n’est pas pour lui déplaire ! Serpent de Lune révèle le guide spirituel en lui, ses propos sont toujours très intéressants à découvrir et à méditer… Elpérïn, le nain, dévoile ses multiples talents de compagnon de route. Quant à l’émissaire de la Sylve, il a froid ! Eh ! Eh ! Ce personnage à la volonté farouche est un modèle pour tous ! Et puis il y a Baar-Hal-Kryne, le défenseur d’Oriana, celui prêt à tout pour la sauver.

 

Vous l’aurez compris, chaque personnage m’émeut à sa manière. Leur psychologie profonde est un régal à découvrir.

 

D’un point de vue purement sociétal, l’Australie est une terre matriarcale. J’ai apprécié découvrir les coutumes et façons de penser du peuple, qui enrichissent le fond du récit. Les annexes sont sans conteste un bonus à lire. Et pour terminer, vous vous en doutez, cette saga fantasy ne serait pas aussi géniale sans la plume d’Azaël Jhelil. Cet auteur possède l’art et la manière de choisir ses mots, de varier son vocabulaire avec précision et surtout, de glisser ici et là des touches d’humour tout à fait appréciables !

 

Je réitère mon « coup de cœur » pour Les Chroniques des secondes heures de Tamglemhor. Foncez !

 

*Iléana*

 

Je remercie vivement Azaël Jhelil pour ce service-presse.

Extrait :

« — Malade ? On peut être malade du shanto ?

— Tout passe par le corps éthérique. Les douleurs physiques s’y répercutent, si bien que, en étudiant les couleurs de la lumière shantique, certaines personnes peuvent aisément déterminer de quoi vous souffrez. À l’inverse, les maux du shanto influent sur nos enveloppes charnelles et peuvent être à l’origine de troubles psychiques qui trouveront leurs échos matériels. Ce phénomène peut se révéler particulièrement grave chez un sujet sensible aux influences thaumaturgiques… comme Meldaïn.

— Mais enfin, cela n’a aucune consistance ! s’exclama Oriana, incrédule.

— Beaucoup plus que tu ne le crois. En fait, tout le monde matériel prend racine dans le monde éthérique et vice versa. Ainsi, lorsqu’on dit de quelqu’un qu’il est sombre, on perçoit littéralement qu’il manque de lumière. Cette défaillance shantique transparaît au niveau physique : cette personne a visiblement moins d’allant. J’ai beaucoup observé Meldaïn ces derniers jours : son shanto ne cessait de s’assombrir mais je ne soupçonnais pas que ce fut aussi grave. Elperïn, tu as dit tout à l’heure que ce n’est pas la première fois ? »

Commentaires (1)

Azael
  • 1. Azael | 08/10/2019
Bonjour Iléana !
Merci beaucoup de ce commentaire élégant (comme toujours) !
Et ouf ! J'arrive à conserver ton intérêt pour la saga.
Si le 3e t'a plu, je ne pense pas me tromper en prédisant que le 4e ne devrait pas te décevoir.
J'espère en tout cas...
A bientôt !
Azaël

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