La Chute des géants

La chute des geants de ken follett

Auteur : Ken Follett

 

Résumé (4ieme de couverture) :

Ken Follett nous plonge dans l'une des périodes les plus captivantes et les plus violentes de l'Histoire... La grande aventure du XXe siècle, telle que personne ne l'a jamais racontée. En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d'insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... De l'Europe aux États-Unis, du fond des mines du pays de Galles aux antichambres du pouvoir soviétique, en passant par les tranchées de la Somme, cinq familles vont se croiser, s'unir, se déchirer, au rythme des bouleversements de l'Histoire. Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux politiques et trahisons... Cette fresque magistrale explore toute la gamme des sentiments humains à travers le destin de personnages exceptionnels, visionnaires et ambitieux... Billy et Ethel Williams, Lady Maud Fitzherbert, Walter von Ulrich, Gus Dewar, Grigori et Lev Pechkov vont braver les obstacles et les peurs pour s'aimer, pour survivre, pour tenter de changer le cours du monde. Entre saga historique et roman d'espionnage, drames amoureux et lutte des classes, ce premier volet du Siècle raconte une vertigineuse épopée où l'aventure et le suspense rencontrent le souffle de l'Histoire...

Mon avis :

L’écriture exceptionnelle de Ken Follett n’est, je pense, plus à défendre ! Vous ne serez donc pas déçu dans ce premier volet du Siècle.

En effet, que ce soit la construction des personnages, le cadre historique ou encore la plume de l’auteur, tout est réuni pour ne pas lâcher ce bouquin de plus de mille pages.

Là où Ken Follett réussit un tour de force, c’est à propos des personnages. J’ai rarement lu de romans aussi poussés. Je m’explique : les protagonistes de Ken Follett ont tous des défauts (et des qualités, bien entendu). Pas des « faux défauts » qui les rendent mignons (maladroit, etc) ; pas de ceux, non plus, que l’on oublie au fil des pages parce qu’ils n’apparaissent que très peu au cours du récit ou qu’ils ne l’influencent pas.

Non, les protagonistes sont authentiques. C’est ce qui les rend si attachants (on parle ici d’une petite dizaine de personnes, que l’on suit tout au long de l’histoire). Sans parler des nombreux personnages secondaires qui interviennent dans le récit pour apporter leur grain de sel. Personnellement, je me suis même attachée au plus détestable d’entre eux (Fitz, de moins de vue, et il vous faudra attendre la fin du bouquin pour partager mon avis !) Chacune de ses décisions m’a révoltée, mais… Mais il est humain et l’on connait son cœur. Malheureusement, il se laisse plus souvent gouverner par sa raison.

C’est pour cette finesse que détient chaque protagoniste que ce roman est excellent.

Avis à tous les auteur(e)s en herbe : rien ne vaut cette lecture pour comprendre les clefs de personnages réussis.

 

Ces individus évoluent dans un contexte bien particulier : la Première Guerre Mondiale.

Au fil des pages, le lecteur découvre les enjeux politiques et économiques de cette guerre, une agréable façon de revoir nos cours d’Histoire. Bien sûr, La chute des géants reste un roman, ceci dit, Ken Follett s’est si bien informé qu’il en devient une leçon à part entière.

L’histoire de ce premier tome débute en 1911, pour se terminer en 1924, il couvre donc une bonne dizaine d’années. Pourtant, qu’elles passent vite ! Les intrigues qui lient les protagonistes sont bien menées. Encore une fois, un roman de 1048 pages peut « faire peur » à bien des égards — du même auteur, j’ai lu Les Piliers de la Terre et j’avais parfois trouvé les descriptions un peu longues —, mais pas dans La chute des géants. Elles sont justement dosées, assez pour frémir de peur, d’attente, de dégoût, d’amour, de passion… bref, suffisamment pour permettre au lecteur de vivre le roman, sans le noyer sous un flot de détails inutiles.

J’ai particulièrement aimé l’esprit aiguisé de certains personnages, c’est à travers leurs yeux que Ken Follett dresse le portrait de cette période de l’Histoire et donc nous ouvre les portes des dirigeants des Puissances de l’époque, mais aussi des ouvriers, l’autre Puissance, trop souvent oubliée.

Bref, cette saga est haletante et construite de bout en bout. Un plaisir à lire — et à relire, j’en suis certaine !

 

J’écris toujours quelques mots à propos de la plume de l’auteur, alors les voici :

Ken Follett sait trouver les mots justes et simples pour nous raconter son histoire. Vous ne trouverez ni phrases alambiquées ni descriptions décevantes. Les pages dévoilent une plume franche, agréable à lire parce que précise, invitant à la réflexion et à la compréhension de l’Histoire, mais aussi du genre humain. Que l’on suive Maud lors des réceptions de la Haute Société Londonienne, ou Ethel dans ses quartiers pauvres, le rendu sent l’authenticité et la véracité. Cette justesse dans le choix des mots ne laisse pas indifférente.

 

Pour conclure : encore une belle découverte ! Hâte le tome 2, qui se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale, une période historique qui me touche beaucoup.

 

*Iléana*

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