L'Indé Panda n°5, février 2018

 

Le cinquième numéro de L’Indé Panda est paru le 1er février dernier. Pour les lecteurs et lectrices qui débarquent, ce webzine gratuit semestriel propose, pour ce numéro-ci, 10 nouvelles de 10 auteur.e.s indépendant.e.s. De quoi découvrir des plumes toutes fraiches !

Pour les habitués, vous retrouvez dans ce numéro cinq « anciens » (au moins une sélection dans les webzines précédents).

Sachez que L’Indé Panda propose également des interviews chaque vendredi. Vous pouvez poser votre question directement à l’auteur.e sur leur page Facebook.

Pour télécharger ce cinquième numéro, disponible sur toutes les plateformes, c’est ici : L'Iindé Panda n°5 disponible dès maintenant.

 

Mes chroniques arriveront petit à petit, mais je peux déjà vous certifier que les premières nouvelles valent le détour ! Bonne lecture ! Et bien sûr, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour nous parler de vos impressions.

Et la brise sur sa joue, de Solenne Hernandez

On entame ce tout nouveau recueil de nouvelles de L’Indé Panda avec une dystopie. Tous les codes de ce genre littéraire se retrouvent en quelques lignes, en peu de mots, Solenne Hernandez m’a embarquée dans son univers masqué aux côtés d’Aglaé. Si le déroulement ne contient pas de surprise, la chute, pleine de douceur et d’émotions (tout comme le récit dans son entier) est très belle.

À découvrir !

 

*Iléana*

1918, la dernière lettre, de Zia Odet

Une très belle nouvelle, qui retranscrit tant les drames des tranchées que ceux de « l’arrière ». Les descriptions savamment dosées rendent compte de l’atmosphère lourde de cette Première Guerre Mondiale. La chute est le réel point fort du récit !

 

*Iléana*

Légende moderne de Céline Saint-Charle

Une nouvelle policière glauque et qui sonne terriblement réaliste. L’ambiance pesante d’un flic obsédé par une enquête est très bien rendue. La chute m’a laissé un petit goût amer, mais je pense que c’est le but de l’auteure !

 

*Iléana*

Une drôle de faim, d’Isabelle Piraux

Voici une nouvelle forte sur le thème de la faim. La faim d’un homme, un époux, un père, retenu prisonnier dans un camp durant la Seconde Guerre Mondiale et celle de sa femme et de ses fils qui subissent les privations. Les interventions de la Faim en personne ajoutent du dynamisme au récit. La chute est prévisible, mais sonne comme un rappel pour toutes ces personnes qui ont connu cela…

 

*Iléana*

Zugzwang, de Bouffanges

Zugzwang est la fameuse nouvelle « dont vous êtes le héros » de ce numéro. Outre la forme du texte évidemment originale (les très rares livres de ce style que j’ai lus remontent à il y a au moins 15 ans), Bouffanges fait particulièrement fort niveau émotionnel. Le personnage de Louis, couplé à la narration et à la chute me couvrent à nouveau de frissons en y repensant. J’ai rarement ressenti une telle empathie pour un protagoniste, d’une nouvelle d’autant plus. En de brefs chapitres, Bouffanges m’a transportée aux côtés de cet adolescent durant une matinée de cours.

Je vous conseille vivement de la lire au moins deux fois afin d’emprunter tous les « chemins » qu’offre le texte.

Mon premier coup de cœur de ce cinquième numéro !

 

*Iléana*

Le méchant petit cordonnier, de Balthazar Tropp

On enchaine la lecture de ce cinquième numéro avec un conte moderne. Conte de par sa forme, moderne, car l’histoire se déroule dans le Berlin de l’an 2000.

J’ai retrouvé la plume de Balthazar Tropp avec plaisir, notamment ses descriptions enchantées des tissus multicolores. Le récit s’axe en effet autour de la passion de la couture. La chute m’a surprise et laissée interrogative : je n’ai pas vu les indices d’un tel revirement de situation, ceci dit la forme du texte s’y prête.

À lire !

 

*Iléana*

La roche des païens, de Jeanne Sélène

Une nouvelle glauque nimbée de fantastique. La plume de Jeanne Sélène est particulièrement remarquable, tout comme le rythme du récit.

À découvrir absolument !

 

*Iléana*

La partie de dés, de Renaud Ehrengardt

Une nouvelle à la trame assez simple, mais à l’ambiance lourde très bien retranscrite. L’enjeu grimpe petit à petit grâce à l’écriture fluide de Renaud Ehrengardt.

 

*Iléana*

Jusqu’à ce que l’aube se lève, de Serenya Howell

Retour aux bases du genre fantastique avec cette nouvelle traitant des vampires. Si l’histoire reste sans surprise, la plume de Serenya Howell dégage beaucoup de douceur et d’émotions.

 

*Iléana*

Kamar et Hala, d’Éric Simard

Second coup de cœur !

J’ai été transportée par le réalisme de cette histoire, béate grâce à la chute et les larmes n’ont pas été loin tant les émotions sont fortes. La plume d’Éric Simard est une superbe découverte, les thèmes choisis sont explorés avec délicatesse, mais sans tomber dans le pathos.

À dévorer !

 

*Iléana*

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