Moi, Héléna

Moi helena thibaud deschamps

Auteur : Thibaud Deschamps

 

Résumé :

Héléna a tout pour être heureuse, mais les apparences sont parfois trompeuses. Rêve et réalité peuvent se confondre. Le jour de son mariage, son existence basculera et s’en trouvera à jamais transformée. Comment un simple instant peut-il changer le cours de toute une vie ? Moi, Héléna est le premier tome de la série “Croyances et destin”.

 

Mon avis :

Chronique mitigée pour ce premier tome de « Croyances et destin ». Cette novella (à peu près 85 pages) s’est révélée longue à lire. Les pensées décortiquées d’Héléna dévoile un personnage principal qui, malgré quelques sursauts de courage, n’a que peu de volonté propre.

 

Le style ampoulé de Thibaud Deschamps se veut poétique, et il l’est sans aucun doute pour les adeptes de ce genre littéraire. Pour moi qui ne suis pas fan des poètes du XIXe, j’ai parfois eu du mal à entrer dans l’action (quand action il y a, elle est plutôt rare). Nombreux, les auxiliaires alourdissent considérablement le texte. Les descriptions sont longues, je me suis perdue dans les sentiments d’Héléna, jusqu’à en oublier le décor et l’évènement vécu qui l’a amenée à ressentir cette désespérante tristesse.

 

Les personnages secondaires « tombent du ciel », et si, pour le premier, nous recevons une explication plutôt convaincante de son arrivée impromptue dans la vie d’Héléna, cela apparait un peu plus tiré par les cheveux pour les autres. Leur psychologie trop peu développée à mon goût ne m’a pas permis de m’y attacher.

 

Pourquoi ai-je continué ma lecture ? Tout d’abord, j’ai apprécié le vocabulaire recherché. Si je n’ai pas accroché avec le style propre à Thibaud Deschamps, la richesse de son phrasé est à souligné. Ensuite, sous couvert de dialogues maladroits, nous pouvons deviner une critique de notre société capitaliste poussée à son extrême. L’auteur ne cherche pas forcément à imposer son point de vue, mais plus à asseoir son univers. J’ai été curieuse de voir où il voulait en venir et… la fin m’a laissée sur ma faim !

 

En conclusion, je ne lirai pas le second volet de « Croyances et destin », je le recommande néanmoins aux personnes aimant la poésie (style Baudelaire) et/ou qui apprécient les récits au rythme lent et centré sur le personnage principal.

 

*Iléana*

 

Je remercie Thibaud Deschamps pour ce service-presse.

 

Extrait :

« J’essayai d’apercevoir les autres prisonniers. Ils étaient à la fois tous différents et tous semblables. Le même visage de tristesse et de résignation, les traits tirés, les cernes creusés à force de souffrances et de privations.

C’était ce qui m’attendait, une vie de tristesse et de souffrance. Je repensais à ce que la Présidente m’avait dit. Il n’existait dans la société que deux types de personnes : les dominés et les dominants. J’étais une fille issue de l’Élite, condamnée à la domination depuis que j’étais apparue sur cette Terre. Il n’y avait donc rien que je puisse faire ? Non, je refusais de m’y résoudre. Je serrai les barreaux de la fenêtre de ma cellule, comme pour tenter de respirer une dernière fois le parfum de la liberté. J’examinai mon âme pour trouver en vain une solution. Il n’y avait plus rien. Le néant avait tout remplacé. Je voulais à nouveau sonder mon esprit, mais j’avais peur de ce que j’allais y trouver. J’étais toute confuse, comme ébranlée au plus profond de mon être. Était-il possible que le monde ait changé ? C’était peut-être la vérité, mais j’avais peut-être également changé. »

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