Tome 4 : L'as de trèfle

L as de trefle valerie lieko

Auteure : Valérie Lieko

 

Résumé :

LE DERNIER TOME DE LA SÉRIE BLACK JACK CARAÏBE !
Début du XIXe siècle. Liliane de La Roche et son fils, après un long exil, sont de retour sur l’île de Saint-Domingue plongée en pleine révolution. Mais les événements politiques ne sont pas ce qu’ils doivent craindre le plus. D’étranges prédateurs rôdent... Et s’il s’agissait de soucougnans ? Initiée aux rites interdits du vaudou, la jeune Océane en est persuadée. Mais pourra-t-elle éviter le pire et protéger Liliane ainsi que ses proches ?

De nos jours, Andrew Brooks, aveuglé par l’amour, pense avoir trouvé en Soledad de La Cruz la femme de sa vie. Elle doit lui révéler enfin son terrible secret qui entoure ses apparitions nocturnes. Cela mettra-t-il fin à leur passion ? Sans compter qu’elle est traquée et que le piège se referme sur elle...

Mon avis :

C’est avec grand plaisir que j’ai ouvert ce dernier volet de Black Jack Caraïbe, prête à découvrir tous les tenants et aboutissants de cette romance fantastique !

 

Ce tome-ci est donc celui des révélations. Toutes les intrigues ouvertes trouvent leur résolution avec plus ou moins d’éclats et de surprises.

 

Côté XIXe siècle, Liliane continue de se démener pour rentrer à L’île-à-vache. (Cf extrait.) Cette femme combattive que la vie n’épargne pas se révèle débrouillarde et pleine d’atouts. Elle saisit les occasions lorsqu’elles se présentent, exemple de force vive. Huracana, à présent adolescent, dévoile un caractère bien trempé, qui s’adoucit sensiblement auprès d’Océane.

 

Cette dernière, comme on s’en doute au cours du 3e tome, apprend le vaudou. Cette fillette que l’on observe grandir s’affirme de plus en plus. Son parcours dans l’apprentissage de la magie m’a accrochée. Elle est le nœud de l’histoire, c’est un personnage que j’ai beaucoup aimé, de celle qui reste un peu au second plan, mais grâce à qui tout s’articule. C’est un protagoniste à la profondeur humaine. Malheureusement, la romance entre ces deux jeunes n’a pas été développée ! Je comprends néanmoins le choix de Valérie Lieko sur ce coup-là : Black Jack Caraïbe est avant tout l’histoire d’amour entre Liliane et Andrew.

 

Beauté, quant à elle, perd progressivement en présence. Ce pilier de Liliane nous réserve tout de même un fameux rebondissement !

 

Côté époque contemporaine, la romance entre Andrew et Liliane se tisse, pour mieux se défaire. Le suspense demeure jusqu’à la toute fin ! C’est un excellent point maitrisé par l’auteure.

 

La plume de Valérie Lieko est toujours aussi agréable à lire. L’ambiance caribéenne, bien qu’un peu moins décrite que dans les livres précédents, imprègne néanmoins le récit. Des petites touches d’histoire, disséminées avec parcimonie, ont été un régal à lire ! (Cf extrait.)

 

Je vous recommande chaudement cette quadrilogie originale de par son thème et la façon dont il est traité !

 

*Iléana*

 

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Extrait :

« Leur petit foyer est déprimant malgré les quelques vases en céramique qu’elle a remplis de fausses roses rouges en tissu pour avoir un semblant de décoration. De vraies fleurs ne tiendraient sans doute guère longtemps, avec si peu de luminosité. De plus, l’air dans la pièce devient très vite asphyxiant si elle ne prend pas garde à l’aérer même si cela reste peu efficace. Près de la porte d’entrée se trouve une ouverture si étroite qu’un enfant peut à peine y glisser la tête. Les Anglais ont inventé un impôt sur les fenêtres qui croît en fonction de la taille et du nombre de celles-ci. Sans tarder, de véreux propriétaires ont contourné le problème. Pour payer moins, ils ont réduit au maximum la dimension des ouvertures. Privés de lumières, Londres a vu apparaître dans ses rues un nouveau genre humain : des êtres courbés, rachitiques, prêts à se casser à la moindre bousculade. Une pathologie devenue si fréquente qu’elle est désignée comme « La maladie anglaise ». Le paradoxe est que de l’autre côté de l’échelle sociale, les bourgeois et les nobles affichent leur richesse en multipliant les fenêtres.

Le pouvoir et le paraître vont souvent de pair.

Debout au milieu de leur unique pièce de vie, Liliane observe son fils adoptif à peine visible ainsi recroquevillé tel un fœtus dans le ventre de sa mère. Elle n’est plus dupe de son attitude. »

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