L'arène du Stratège

Tome 1 les chroniques d utopia

Auteurs : Arnaud J. Laplace & Chelsea Komorebi

 

Résumé :

Alzâck n’est pas le gamin normal qui se découvre soudain un destin extraordinaire qu’on retrouve dans nombre des ouvrages de l’Ancien Monde.

Utopien de quatorze ans, il est le seul à ne pas disposer de magie. Pourtant, malgré ce déficit, il est le grand et prestigieux Stratège Impérial, le plus éminent des Stratèges de ce monde. Il a passé les quelques années de sa courte vie à en sauver d’autres sur les champs de bataille, avec l’aide de ses loyaux amis, Grégory le Cyborg, et Arcadiia, la demi-elfe.

Le jour où Alzâck est kidnappé par la Nation ennemie, il croit à un simple rapt politique. Pourtant, c’est une nouvelle partie qui se joue sur le grand échiquier des Stratèges. Une partie que son cerveau génial ne parvient pourtant pas à décoder. Pour la gagner, il faut renverser le roi de son adversaire : un adversaire plus puissant, inconnu, qu’Alzâck devra poursuivre jusqu’au-delà de son univers qu’il croyait si bien connaître.

 

Mon avis :

Premier (court) tome de la série Les chroniques d’Utopia, L’arène du Stratège dresse un décor bien planté dans le genre fantasy épique. Utopia dévoile donc son lot de pays, peuples, conflits et autres sciences. La construction prologue/suite de l’histoire est intéressante, puisqu’elle confie aux lecteurs un secret de taille quant à Alzâck, personnage principal de l’histoire. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler ! ;-)

 

Je rebondis sur les protagonistes, qui, du haut de leurs quatorze ans, sont d’une stupéfiante intelligence. Une scission apparait nettement entre leur capacité de résonnement et leur maturité affective et relationnelle. Alzâck et sa bande d’amis oscillent ainsi entre des réactions adolescentes/adultes. Les personnages sont mis en relief grâce à cela et c’est un bon point car je les ai trouvés assez superficiels par moment. OK, Alzâck est un prodige, OK, il est tantôt détesté tantôt adulé par la population, mais mis à part ça… ? Que ressent-il ? Ses émotions (et celles de Gregory, d’Arcadiia ou encore Mélissa) sont finalement peu développées.

 

Niveau rythme du récit, les actions s’enchaînent. Ce premier volet d’une centaine de pages met tout juste en place les intrigues, ce qui, d’un côté, n’en permet pas une réelle analyse, mais de l’autre, a pour but évident de tenir le lecteur en haleine. À vous de voir si vous appréciez ce format ! Je pense qu’il peut être approprié pour les ados (entres autres) qui n’aiment pas trop lire.

 

L’écriture de certains chapitres m’a laissée perplexe. J’ai eu l’impression que certains d’entre eux n’étaient pas rédigés par la même personne et en effet ! J’ai découvert à la fin du bouquin que Les chroniques d’Utopia est une saga à quatre mains. Comment ai-je pu passer à côté d’une telle info, me demanderez-vous ? Je choisis mes lectures en fonction du résumé, pas de la couverture, et comme sur SimPlement Pro c’est le nom d’Arnaud J. Laplace qui est apparu dans les propositions de service presse, paf ! J’ai cru qu’il n’y avait qu’un auteur… En soi ce n’est pas gênant, mais c’est vrai que pour deux ou trois passages en fin de roman surtout, j’ai senti une différence au niveau de la syntaxe et il y a plus de répétitions, aussi. Mais l’un dans l’autre, L’arène du Stratège reste bien écrit et agréable à lire !

 

En conclusion, une forme narrative qui pourra séduire certains lecteurs, une faiblesse concernant le développement des protagonistes, mais un univers très bien pensé !

 

*Iléana*

 

Je remercie Arnaud J. Laplace et SimPlement Pro.

Pour acheter L’arène du Stratège, suivez le lien.

 

Extrait :

« Grégory s’était senti rougir. Contrairement à tous ces pros, il n’avait quasiment jamais eu l’occasion de se retrouver sur le terrain. Il avait inspiré un grand coup, tentant de se calmer et de rafraîchir son processeur interne.

— Selon le plan, on ne saura si le Stratège Impérial est aux commandes du navire ennemi qu’après avoir reçu son signal : naviguer sur un Mille à tribord en allure de croisière, puis passer en demi-voile en reprenant le cap originel. Donc si l’Arténus se met à braquer direction nord sur un Mille en allure de croisière puis plie la moitié de ses voiles et vire à bâbord direction Ligue, on saura que c’est Alzâck Hawk qui est aux commandes. Alors, il suffira d’attaquer selon un code qu’il nous transmettra par le pilotage.

— Et s’il n’en est rien ?

— Alors on doit agir de manière imprévisible pour les forcer à ressentir le besoin d’utiliser le Stratège. »

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